The Ovahimba Years
A Transmedia Ethnography in Namibia and Angola
Petite Rina
Les années Ovahimba
Une ethnographie transmedia en Namibie et Angola

lundi 30 juin 2008
à la Cinémathèque française

KEEP THE DANCE ALIVE

Rina Sherman, 2007, 75'

Ovahimba

Rina Sherman a appris le cinéma auprès de Jean Rouch. Qui lui a dit un jour : «Tu es indomptable. Tu es mon disciple à la fois le plus fidèle et le plus infidèle».

Rina Sherman est originaire d'Afrique du Sud, pays dont elle s'exile en 1984. Elle a réalisé vingt films, dont six sur les rituels africains. La Cinémathèque de la Danse présente en avant-première sa dernière œuvre, KEEP THE DANCE ALIVE, et ce en sa présence.

Rina Sherman ne se limite pas à filmer la survivance des rituels, en l'occurrence ceux des Ovahimba et d'autres peuples parents de Namibie et d'Angola. A une époque, en Europe, où tout est enregistré, photographié, Rina Sherman, en prenant le temps de vivre auprès de ces peuples (sept ans), en prenant des vues serrées de ces danses, en alternant temps faibles et temps forts, filme ce moment singulier où la mémoire cède. Libère une image très plastique pleine de fraîcheur, où des pratiques deviennent contemporaines. Actuelles. Et c'est pour cela qu'elle filme non seulement les rituels, mais une danse incessante qui traverse les enfants, les adolescents, les adultes, les sages. Cette durée à travers les âges touche à une continuité plus discrète, celle qui relie les espèces humaines. (Bernard Rémy)

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Rina Sherman learnt about filmmaking with Jean Rouch, who one day told her: “You are untameable. You are both my most faithful and unfaithful disciple”.

Exiled from South Africa, her country of birth, she settled in France in 1984. She has made some twenty films, of which six about African rituals. The Cinémathèque de la Danse presents her most recent work, KEEP THE DANCE ALIVE, in her presence (June 30 th , 2008).

Rina Sherman does not limit herself to filming the relics of rituals; in this case, those of the Ovahimba and other related peoples of Namibia and Angola. At a time in the world when everything is recorded and photographed, Rina Sherman, by taking the time to live with these peoples (seven years), by taking close-up shots of these dances, by alternating low-key and dramatic moments, films that singular moment when memory cedes, setting free strong pictorial images filled with freshness in which these practices become contemporary, current. And that is why she does not only film the rituals, but a never-ending dance that flows through the children, the adolescents, the adults and the sages. This crossing of the ages touches upon a more discreet continuity, that which makes human beings one of a kind. (Bernard Rémy)

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